Paul Eluard

Le fonds Eluard est installé dans le pavillon construit au XVIIIème siècle pour Louis XV lorsqu’il venait rendre visite à sa fille, Louise de France. Les collections consacrées au poète surréaliste se répartissent sur les deux niveaux de cet espace d’exposition, inauguré en 1995 pour le centenaire de la naissance du poète dionysien.

L’intérêt de cette collection tient dans sa diversité, qui couvre la vie du poète, ses engagements dans le surréalisme et le communisme, à travers un grand nombre de manuscrits, portraits et autres œuvres graphiques, tels que photographies, tracts surréalistes, revues auxquelles il a participé ou livres de ses amis et des auteurs qu’il appréciait, témoignages de sa postérité dans le monde. Ainsi, l’importance de cette collection la place parmi les plus grands fonds littéraires nationaux.

Le département Paul Eluard s’est constitué à partir de 1951, date des premiers dons de Paul Eluard à sa ville natale. Après la mort du poète, sa dernière femme, Dominique, a offert de nombreux documents (notamment des livres et des papiers personnels, des portraits et du mobilier). Ce fonds s’enrichit régulièrement de dons et d’achats.

Le musée possède les éditions originales, ou premières éditions de la quasi totalité de la production éluardienne. Ils confirment les liens qu’Eluard avait su nouer avec les peintres, les dessinateurs ou les graveurs, et ce dès ses premières publications. De nombreux documents et revues (Littérature, Proverbe, Cannibale) aident à comprendre l’environnement intellectuel et les engagements du poète. Les documents manuscrits se composent de huit recueils complets de poèmes (Les animaux et leurs hommes, Les nécessités de la vie et les conséquences des rêves…), d’une soixantaine de feuillets divers couvrant principalement la période 1939-1952, parmi lesquels le plus célèbre d’entre eux, Liberté. Les œuvres graphiques rassemblent des portraits du poète par ses amis, dont certains ont servi de préface à des éditions (Picasso, Valentine Hugo), des portraits de ses épouses (Gala par Max Ernst, Nusch par Picasso, Dominique par Valentine Hugo), des cadavres exquis et des dessins d’inspiration surréaliste. Le fonds photographique permet de découvrir les diverses facettes du poète à travers des portraits amicaux ou officiels, des photographies de groupes ou de vacances, de ses épouses, de ses parents, de sa fille Cécile, signés de Man Ray, Lee Miller, Brassaï, Dora Maar ou d’anonymes.