Carmel
Cette évocation a été réalisée notamment grâce à la collaboration des carmélites de Saint-Denis, désormais retirées au Carmel de Montgeron, qui se sont généreusement dessaisies en faveur du musée de nombreux documents et œuvres d’art provenant du monastère (ornements liturgiques, peintures de Laurent Guillot décrivant la vie quotidienne des carmélites au XVIIIe siècle ou encore reconstitution de la cellule qu’occupa Louise de France).
Honoré Daumier (1808 – 1879)
Constitué en grande partie par la donation du collectionneur Louis Provost, ce fonds comprend plus de 3000 lithographies, quasi totalité de la production de l’artiste, quelques 800 bois gravés ainsi qu’une bibliothèque.
Il est complété par la donation Rech comprenant une centaine de planches parues dans le journal La Caricature, des gravures publiées dans Le Charivari ainsi qu’un ensemble de gravures d’artistes parmi lesquelles on retrouve les dessinateurs les plus connus dans l’histoire de l’estampe de cette époque (Monnier, Forest, Gavarni, Decamps).
Pour prendre connaissance de l’œuvre d’Honoré Daumier, vous pouvez consulter «The Daumier Register».
Jean Effel (1908 – 1982)
De son vrai nom François Lejeune (d’où F.L.), ce dessinateur de presse humoristique prolixe (plus de 15 000 dessins à son actif) est largement représenté dans les collections du musée par près de 900 pièces : peintures, dessins originaux, céramiques, livres et estampes.
En 1951, il relate les aventures de Dieu créant le monde dans un vaste recueil : La création du Monde dont les dessins aux contours bon enfant connaissent un grand succès et ont inspiré un long métrage d’animation franco-tchécoslovaque réalisé par Eduard Hofman sorti en 1959.
Proche du Parti communiste français, ses œuvres furent traduites et éditées dans les années 1950 à 1970 dans plusieurs langues des pays du bloc communiste.
Sonia Delaunay (1885 – 1979)
À la fin des années 1950, le musée fait l’acquisition du matériel d’impression sur étoffe de la manufacture Ferret situé à Saint-Denis. Parmi ce matériel, 408 planches de bois gravées pour Sonia Delaunay qui témoignent de l’innovation et de la modernité esthétique de Sonia Delaunay, et correspondant à une centaine de motifs textiles réalisés entre 1924 et 1929. L’étude de ces planches d’impression sur étoffe a permis de réaliser l’exposition Les Tissus simultanés de Sonia Delaunay, une vision moderne en 2025.
Auguste et Eugène Delâtre
Auguste Delâtre (1822-1907), graveur et éditeur, relance la technique de l’eau-forte en France au milieu du XIXème siècle. Il fonde à Londres en 1862 une école de gravure à la demande du directeur du Victoria and Albert Museum et est à l’origine de la célèbre Société des Aquafortistes (1862). Sa réputation due à la qualité de son travail le fait devenir l’imprimeur quasi officiel d’artistes comme Millet, Daubigny, Jacquemart, Henri Rivière…
Eugène Delâtre (1864 – 1938), formé par son père se positionne comme un véritable artiste, un “paysagiste poète” doublé d’un portraitiste reconnu. Très attaché à son quartier, Montmartre, dont il peint les côtés pittoresques et mélancoliques, il modernise la technique de l’estampe en couleur et imprime des artistes contemporains comme Picasso.
Le musée possède environ 400 gravures et aquatintes, couleur et noir et blanc, provenant de leur atelier ainsi qu’un nombre important d’ouvrages, de photos et d’objets leur ayant appartenu.
Pablo Picasso (1881-1973)
Le fonds Picasso est composé essentiellement d’œuvres illustrant les liens qui unissaient Paul Eluard à l’artiste espagnol.
Dessins, illustrations pour des revues, objets divers (foulard, vase, assiettes) témoignent de l’engagement des deux hommes et de leurs combats respectifs pour la paix et la liberté. D’autres réalisations viennent compléter cette collection comme Picasso Théâtre (dessins préparatoires réalisés en novembre 1967 pour la couverture de l’ouvrage que Douglas Cooper lui consacra), des dessins parus dans l’Humanité et Les Lettres Françaises ou encore un Don Quichotte pour le 350e anniversaire de sa parution.
Donation George Besson (1882-1971)
Elle comprend une centaine d’œuvres de maîtres, dessins et aquarelles pour la plupart, et des manuscrits d’auteurs de la revue Cahier d’Aujourd’hui laissées par ce grand collectionneur d’art à sa femme, Jacqueline Besson, puis données par elle au musée d’art et d’histoire de Saint-Denis.
Parmi les artistes de la donation sont présents Bonnard, Marquet, Signac, représentés par une cinquantaine de pièces datant de la première moitié du XXème siècle mais aussi des œuvres de Jongkind, Matisse, Giacometti, Luce, Renoir, Rodin, Seurat, Toulouse-Lautrec.
Albert André (dépôt du musée du Louvre, don George Besson)
George Besson lègue les tableaux de son ami et beau-père Albert André au musée du Louvre, puis demande leur mise en dépôt au musée de Saint-Denis. Né à Lyon en 1869, Albert André a été l’ami des peintres tels Renoir, Bonnard ou encore Vuillard. Ses œuvres s’inscrivent dans la lignée des post-impressionnistes.
Donation Jacob
Plus de huit cent pièces d’art chinois du néolithique à la dynastie des Qing ont rejoint en 1981 les fonds du musée d’art et d’histoire grâce aux libéralités des collectionneurs privés Gilbert et Lionel Jacob.
L’ensemble, en dépôt permanent au Musée national d’arts asiatiques – Guimet, bénéficie d’un environnement scientifique adapté.
Autres fonds conservés
Par ailleurs, le musée d’art et d’histoire conserve un ensemble d’estampes de l’atelier de l’imprimeur Jacques Frapier, contemporaines de la deuxième moitié du XXème siècle, un fonds René Morère, comprenant des sculptures, dessins et peintures ainsi qu’un fonds Marmottan, œuvres du XVIIIe et XIXe siècles (peintures, dessins et gravures, sculptures, objets d’art et mobilier).
On trouve également en réserve la statuaire, ainsi que des dessins, peintures et objets liés à l’histoire de Saint-Denis.




